Conseils à l’entourage

CE QU’IL FAUT SAVOIR

Une étape difficileen plusieurs temps. Au refus farouche de reconnaître sa dépendance va succéder le sentiment, très pénible, de la culpabilité et de l’impuissance… (et c’est là où vos encouragements vont aider au processus), jusqu’à ce que le malade admette que seule la thérapie le fera sortir de l’alcool.
alcool et ruptureSE SÉPARER ?

Dans certains cas, la séparation est effectivement la seule solution possible. Elle peut néanmoins être temporaire, et offrir au conjoint et/ou aux enfants l’opportunité d’une vie se déroulant dans de meilleures conditions.

LE TRAITEMENT

Il est proposé par le médecin, en général le médecin généraliste.

La cure, d’une durée de huit à vingt jours, peut souvent s’effectuer en ambulatoire dans un centre d’addictologie mais nécessite parfois une hospitalisation. Dans tous les cas, un suivi ultérieur par une équipe d’alcoologie est recommandé.

Vous êtes un particulier

Retrouvez les adresses de nos centre d’addictologie : www.anpaa.asso.fr

Vous êtes un professionnel

Retrouvez nos formations pour accompagner les personnes en difficulté

CE QU’IL FAUT ÉVITER

Vous ne pouvez pas éviter toutes les erreurs, mais essayez de ne pas tomber dans certains pièges :

Argumenter indéfiniment sur les problèmes créés par l’alcool. La raison, la volonté, sont de peu de poids face à la dépendance. Vous risquez au contraire, par une insistance excessive, d’augmenter la culpabilité et donc la consommation d’alcool.

Traiter la personne en malade. C’est le meilleur moyen pour… qu’elle le reste. Certes, l’alcoolisme est une maladie, mais une personne ne se réduit jamais à sa maladie !

 Se liguer avec le soignant contre le malade. Il s’agit de guérir, pas de condamner.

Jouer les psy, ou les sauveurs. Vous n’êtes ni l’un ni l’autre. Soyez vous-même !

 Attendre trop longtemps, laisser la situation s’aggraver démesurément.

Vous montrer soupçonneux, passer votre temps à quantifier, surveiller, marquer le niveau des bouteilles etc. Non seulement cela ne sert à rien, mais la confiance, même relative, qui existait encore, risque de disparaître. En infantilisant le malade, vous renforcez son sentiment de honte, qui entretient son alcoolisme.

Proférer des menaces, faire du chantage. Le malade, se sentant incompris, mal aimé, coupable, se trouve toutes les raisons de continuer à boire.

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