Conseils à l’entourage

N’OUBLIEZ JAMAIS

Ce n’est pas parce que vous vivez avec un malade que vous devez vous-même être malade. Tentez au contraire de sauver ce qui vous appartient : vos loisirs, vos engagements, votre personnalité.
Conseil alcoolismeAPRÈS LA CURE

L’abstinence (le fait de ne plus consommer d’alcool) doit être totale et inconditionnelle. Elle constitue une véritable révolution dans la vie du malade, habitué à s’appuyer sur l’alcool depuis tant d’années, et nécessite une vigilance sans relâche : « J’arrête de boire toutes les secondes, le matin, le soir, c’est un travail à temps plein », explique un ancien buveur.

Bien des réalcoolisations surviennent du fait de maladresses des proches : « Juste un petit verre ne pourra pas te faire de mal »… S’il ne faut pas désespérer face à une reprise de consommation, qui peut être ponctuelle et ne signifie pas forcément rechute, elle devra toutefois faire l’objet d’une consultation, si possible très rapidement.

Pour l’entourage, qui a tout misé sur la cure, les difficultés ne sont pas terminées : un nouvel équilibre, un nouveau partage des rôles devra être négocié avec le buveur rétabli, soucieux de retrouver le rôle qu’il avait abandonné depuis des années, que ce soit dans sa famille ou sur son lieu de travail. D’où le désarroi de ceux qui, l’ayant supporté et soutenu, se trouvent parfois relégués à un plan secondaire. On n’hésitera pas le cas échéant à recourir à un professionnel du travail social ou à un psychologue.

L’essentiel de ces conseils est tiré de l’ouvrage de Michel Craplet : Il n’est jamais trop tard pour parler d’alcool. Ed. de la Martinière, 2003 – 300 p.

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