Cocaïne et crack

MODES DE CONSOMMATION

Prisée ou « sniffée », la cocaïne est disposée en lignes[3] et inhalée à l’aide d’un petit tube creux appelé « paille ». L’effet se fait sentir au bout de 2 minutes et dure environ 1 heure.

  • Fumé, le crack ou free base se fume dans une pipe. L’effet se fait sentir au bout de 2 minutes et dure environ 30 minutes.
  • Inhalée, la cocaïne est chauffée, les vapeurs inhalées (cette technique s’appelle chasser le dragon).
  • Ingérée, une dose de cocaïne est enveloppée dans du papier à cigarettes et gobée. L’effet se fait sentir au bout de 20 minutes et dure environ 1 heure.
  • Injectée en intraveineuse : l’effet se fait sentir au bout de 10 minutes et dure environ 30 minutes. Sous cette forme, il y a risque d’overdose par arrêt.
LIEUX DE CONSOMMATION

Les milieux sociaux concernés par la consommation de cocaïne sont hétérogènes et ne cessent de s’élargir en France que ce soit dans le contexte festif ou professionnel[4]. La « démocratisation » de son usage s’explique par une baisse du prix de vente d’environ 50 % en 10 ans. Ainsi l’utilisation de cocaïne, comme stimulant se banalise et ne se limite plus au milieu du show biz.


Sur le plan physique : résistance, voire indifférence à la douleur, à la fatigue et à la faim.

Sur le plan psychique : forte euphorie, sentiment de puissance intellectuelle, physique voire sexuelle, désinhibition (La levée des inhibitions peut entraîner des actes violents).

La descente (lorsque les effets recherchés disparaissent) : période suivant celle des effets, peut s’accompagner d’un état dépressif ou d’anxiété.

Femmes enceintes : La cocaïne traverse la barrière placentaire et expose le foetus à des risques de retard de croissance, accidents vasculaires, malformation.

EFFETS A COURT TERME

Augmentation du rythme cardiaque, de la pression sanguine; de la température du corps, crampes, tremblements, convulsions, troubles digestifs, agressivité, tentatives de suicide, risque de transmissions virales : hépatites B, C et sida lors du partage de pailles ou du matériel d’injection.

EFFETS A LONG TERME (usage régulier)

Sur le plan physique : accidents pulmonaires, troubles du rythme cardiaque, contraction de la plupart des vaisseaux sanguins notamment ceux de la cloison nasale avec risques de lésions perforantes.

Sur le plan psychique : dépendance psychique rapide, troubles de l’humeur (irritabilité, paranoïa, attaques de panique), dépressions graves, insomnies, épuisement extrême.

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